Brasil !

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Fermez les yeux un instant et imaginez le Brésil, ses odeurs tropicales, ses rythmes africains, ses couleurs métissées, ses accents aux tonalités chantantes... vous y êtes ?

Mais le Brésil, c'est beaucoup plus encore, ses plages, son carnaval, son football (prononcez foutchboool) et bien sur Rio !

C'est ici que nous débarquerons, et resterons faute de temps ! Car il en faut du temps pour découvrir ce merveilleux pays. Surement l'objet d'un autre voyage ...

Apres cuzco, nous avons fait escale 48 heures à Lima, dans le quartier de Barranco, surement le plus authentique et bohème de cette mégalopole démeusurée...

Débarques à Sao Paulo, nous avons sauté dans le premier bus pour Rio la belle et la joignames après seulement 6 heures de sommeil profond.

Cet appart de 60 m2 en plein coeur d'Ipanema, réservé la veille sur internet, s'avère être un Home Sweet Home parfait pour une fin de voyage. Il faut tout de même que l'on mênage notre transistion, car arriver directement dans notre appart de 80 m2 pourrait être destabilisant, voir traumatisant...

Le choix fut complexe de choisir le lieu où se poser, mais finalement Ipanema se révèle être plus résidentiel et agréable que Copacabana... quelque peu defraichi !

Quoiqu'il en soit, le premier itinéraire fut de longer les plages d'Ipanema et de Copacabana afin de s'imprégner du mythe... quelque peu déçu. Peu de fesses destabilisantes et de poitrails musclés, mais plutôt une promenade banale, parfois sale, des loueurs de chaises fatiguées, quelques stands offrant un menu rapide et peu appétissant dans des conditions sanitaires douteuses... Bref rien de très transcendant et mythique comme nous l'envisagions.

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Mais peut-être la belle saison est-elle passée, puisque nous sommes en automne ici.

Quant aux boutiques, elle ne se concentrent que sur une avenue, au coeur d'Ipanema et Leblon, et sont plutot inaccessibles financierement car reservées à une clientèle tres huppée... ou alors sommes-nous décallés ! 

Bref ce n'est pas au Bresil que l'on se rachetera nos 12 kgs perdus. Ah oui, nous vous avions pas parlé de notre mésaventure vestimentaire. A Cuzco nous nous sommes involontairement libérer de 12 kgs de linge que nous avions déposé dans une laverie. Le jour de notre depart cette dernière a fermé inhabituellement nous privant de notre linge. Déjà que nous n'en avions pas beaucoup... mais sur ce coup on en perd le tiers (12/25)

Par contre des tongs Havaianas et Ipanema se trouvent à chaque coins de rues, et même dans les kiosques de journaux..

Mais nous n'allons pas en rester la, et bien tenter de découvrir ce qui fait la beauté et la réputation de cette ville légendaire.

Et vu du mont Corcovado, au pied du Christ redempteur, nos premières impressions mitigées se diluent et laissent place à l'emerveillement..Nous y sommes ! L'elegant pain de sucre, la foret, les plages, le lagon, les montagnes, tout y est pour donner à cette ville un caractère unique.

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Allez c'est parti !

 

samedi 26 mai 2012 03:19 , dans bresil


le mot de la fin

Allin phunchay,

L’histoire mouvementée du Pérou a donné naissance à une culture bouillonnante et produit des merveilles d’art et d’architecture. Terre légendaire des Incas, maîtres d’œuvre de cités majestueuses bâties dans les lieux les plus improbables, le pays porte également l’héritage de civilisations moins connues, mais tout aussi intéressantes : les ruines Chimús, les céramiques Moches ou les textiles Paracas... Et comment ne pas s’enthousiasmer devant les gigantesques dessins du désert de Nazca, une des grandes énigmes de notre planète ?
Pendant des millénaires, les civilisations précolombiennes ont développé une culture originale à l’écart du reste du monde, dont le Machu Picchu est aujourd’hui le symbole. L’arrivée des Espagnols, terrible confrontation de deux visions de l’homme et de l’univers, a engendré une culture métisse d’une force transcendante : les villes coloniales du Pérou regorgent de trésors architecturaux, de peintures et de sculptures au style inimitable. L’art et les traditions indiennes se sont adaptés, transformés, imbriqués de manière étonnante dans la puissante culture européenne, sans jamais sombrer dans l’oubli. Dans de nombreuses régions, on parle encore des dialectes millénaires, dont le Quechua, la langue des Incas. Dans les montagnes, dans le désert ou dans la jungle, les modes de vie évoluent, mais l’identité des peuples demeure. Nous avons découvert une partie de cet extraordinaire pays, latin par excellence, la vie quotidienne y est rude, mais tellement humaine et diverse.

Nous avons aimé :

- Le "look" des péruviennes : que de couleurs, de jupons superposés, leurs longues tresses noires terminées par de gros pompons et surmontées d'un chapeau melon, j'adore !!!
- Aréquipa : un centre historique splendide construit en sillar. Eglises, monastères et maisons somptueuses
- Nos 24h dans une famille quechua sur l'ile d'Amantani du lac Titicaca: l'accueil chaleureux de nos hôtes Simon et Maria
- La soupe quechua : il n'y en a pas de meilleure
- La truite saumonée du lac Titicaca, un délice
- Les iles de Taquile et Amantani , serait ce le Péloponnèse ? c'est tout aussi beau....
- Les bébés péruviens avec leur teint mat et leurs joues rouges, on les croquerait.
- L'ingéniosité des incas quant à leurs systèmes d'irrigation et leurs moyens de construction.
- Les cultures en terrasses incas.
- L'architecture coloniale espagnole.
- L'école d'art cuzquénienne, pour tous ceux qui aiment l'art baroque : venez à Cuzco et vous tomberez sous le charme.
- La richesse ornementale des églises, leurs peintures.
- Les pulls et les écharpes en Alpaga : leurs jolies couleurs et leur douceur
- Le monastère de Santa Catalina à Arequipa : j'aurais bien aimé faire partie des nobles religieuses y ayant vécu au XVIè siècle, c'est une splendeur, un monastère de luxe, j'ignorais que cela puisse exister.
- Avoir rencontré Juanita, princesse inca de 13 ans sacrifiée pour calmer un volcan en éruption et sortie des glaces de l'Ampato en 1995.
- Que Robin grimpe le Mont Machu Picchu avec Eric et qu'il arrive en haut ... Robin sera certainement un bon randonneur, il adore le trek..
- Que Miss Jadou marche 6h au Machu Picchu sans grogner, ces petites papattes auront été mises à l'épreuve une fois de plus mais c'était la dernière du périple.
- Les quartiers de Barranco et Miraflores à Lima : l'un bohème, l'autre chic et commerçant.

Nous n'avons pas aimé :
- Aguas Calientes : il n'y a pas de ville plus moche sur terre
- Notre nuit glaciale chez les quechua : nous avons dû dormir habillés sous 5 couvertures, et sur un matelas reposant sur un sommier de paille...Ca on n'y avait pas encore eu droit mais je m'en souviendrai....A quand le 5 étoiles ???!!!!!
- Ne pas avoir eu le temps de faire les lignes de Nazca et le site de Choquequirau, mais ce sera l'occasion de revenir
- Que les incas aient fait des sacrifices humains (en particulier de jeunes enfants tels que Juanita), pour satisfaire leurs dieux.
- Que la "lavanderia" dans laquelle j'avais déposé 12 kg de linge à laver soit fermée lorsque je suis allée les récupérer...on a donc pris l'avion le lendemain, plus légers certes mais on n'a plus rien à se mettre sur le dos....me voila donc contrainte et forcée de faire du shopping dès que j'arrive à Rio ( arrêtez de penser que je l'ai fait exprès)..
- Que le petit train obligatoire pour accéder au point de départ du Machu Picchu ait été racheté par l'Orient Express ...ca nous a fait très très cher les 43 km de petit train...

Nos coups de coeurs :
- Cuzco : Incontestablement l'une des plus belles villes au monde à mes yeux.
- Machu Picchu : non seulement pour sa cité inca extrêmement bien conservée mais également pour son site haut perché exceptionnel.
- Les iles Uros du lac Titicaca : ces iles artificielles fabriquées entièrement en roseaux, du jamais vu !!!

My dream in the country : savoir parler l'espagnol, ca m'aiderait bien pour mon prochain voyage en Amérique latine....

Bises à tous et à bientôt du Brésil, notre ultime destination...et oui toutes les bonnes choses ont une fin !!!
Claire

mercredi 23 mai 2012 01:21 , dans Perou


Le Machu Picchu

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C’était évidemment pour nous (et pour un peu tout le monde d’ailleurs) le point d’orgue de notre séjour au Pérou. Et nous finissons en beauté nos « grandes » visites autour du Monde…

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Il appartient a cette famille des grandes cités perdues qui ne peuvent laisser insensible l’ame d’un voyageur, n’ayant rien perdu de son mystère, et dont sa situation géographique exceptionnelle ne manque pas de faire oublier les efforts que l’on a déployés pour s’y rendre et les paysages merveilleux dont notre vision s’imprègne, une fois au sommet, si proche du vide et des nuages…

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Fut-elle une capitale religieuse, militaire, résidence d’un empereur, ou juste un lieu de culte consacré au soleil ? Tant de versions s’écoulent des livres et des paroles des guides, que finalement, chacun se permet d’ériger sa propre version au regard de ses perceptions personnelles…

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Il semblerait aussi qu’au moment de leur conquête, les Espagnols connaissaient l’existence de la cité, sans pour autant présumer de son importance. Ce qui valut au site un total désintérêt, suivi de trois siècles d’abandon, jusqu'à sa découverte médiatisée en 1911 par l’archéologue anglais Hiram Bingham.

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C’est Pachacutec qui l’aurait fait construire au environ de 1440, ainsi que tous ses avants postes, dont la splendide forteresse de Ollantaytambo et son charmant village a l’urbanisme typiquement Incas et  entièrement conservé.

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Au moment de son apogée Machu Picchu regroupait quelques 2000 personnes, organisées en différents niveaux sociaux, eux meme organisés autour d’une trilogie : Le soleil, la terre et l’eau. Obsèdés par le déroulement du temps, ils observaient le ciel et les Etoiles avec beaucoup d ‘attention et connaissaient les dates des solstices (évènements majeurs) avec précision.

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Mais la cite fut abandonnée progressivement (du moins c’est la théorie la plus logique) par crainte d’une invasion des espagnols. Les habitants ayant appris la chute du Cuzco en 1534 et les méfaits commis par les conquistadores, se seraient décidés à aller se refugier ailleurs dans un endroit encore plus difficile d’accès. On pense alors a l’exceptionnel site, de Choquequirau, découvert aux mêmes dates, mais encore largement préservé du tourisme, car difficilement accessible. Surement encore plus majestueux que le Machu Picchu, d’après les recueils des rares et chanceux aventuriers qui auraient choisi cet itinéraire plutot que le Machu Picchu, devenu inexorablement très très très touristique.

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Voila donc notre prochain thème de retour au Pérou : Le trek du chemin des Incas et Choquequirau à dos de mule.

Quant a nous, nous avons quitté Cuzco, pour visiter la vallées sacrée, ses ruines, ses villages, ses sites archéologiques, ses stupéfiantes salines, avant d’arriver a Ollantaytambo, avant poste de la cite.

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Puis nous n’avons eu d’autre choix que d’enprunter la ligne ferroviaire de la honte ! Second coup de gueule…en effet, il fut un temps ou la ligne Inca rail permettait à des prix raisonnables de se rendre au village de Aguas Calientes, ou Machu Picchu pueblo. Mais la société Orient Express, déjà connue pour son luxueux trajet ferroviaire de Puno a Cuzco, a racheté les droits d’exploitation de ce petit tronçon de 48 km (mais si juteux financièrement) et a imposé une tarification touristique obligatoire. Ainsi les touristes ne sont plus autorisés à monter dans le Inca Rail !! Alors que les touristes payent un peu plus cher que les autochtones les entrées aux musées, les moyens de locomotion, c’est normal, mais, qu’ils soient contraints de se faire depouiller leurs bourses par des Trusts étrangers, c’est une honte ! Figurez-vous que cela rend le prix du km ferroviaire à 0,80 euros, alors que les prix mondiaux tournent autour de 0,20 centimes d’euros le km…

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Mais ce n’est malheureusement pas tout, Orient Express a racheté les droits d’exploitation du Machu Picchu, et outre les prix d’entrées astronomiques (c’est le cas de le dire) certaines pratiques sont honteuses.

Aguas Calientes, passage obligé pour monter a la cité, est engoncé entre trois vallées profondes ou coule bruyamment le rio Urubamba. Nous nous sommes fait curieusement la réflexion, que ce paysage ressemblait fortement aux fameux paysages Karstiques dont Robin fut le spécialiste au Vietnam. Une sorte de baie d’Along terrestre, aux pitons rocheux comme jaillis en fusion des entrailles de la terre, et blablabla et blablabla !

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Difficile de trouver plus vilain comme ville. Fabriquée de bric et de broc, bringuebalant, évidemment sans aucun plan cadastral, aucune vision d’extension, et ressemblant plutôt à une favelas, suintante d’humidité. Bref, nous avons quand même réussi à dégoter une chambre, quelque part entre plusieurs niveaux d’escaliers à moitié finis, les lits d’une coté de la ruelle, la salle de bain de l’autre…si vous voyez ce que je veux faire comprendre.

Fou rire en depliant les serviettes fournies ...

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Le but étant d’arriver sur le site à l’ouverture, à savoir 6h00, et profiter ainsi, sans trop de touristes, de ce moment magique… et il le fut, lorsque les premiers rayons du soleil, illuminèrent les terrasses et la place centrale, verte d’un gazon fluorescent, où broutaient quelques lamas omnivores.

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Pendant que Claire et Jade s’abreuvaient de ces instants particuliers, presques seules sur le site, nous grimpâmes avec Robin la montagne sacrée, dominant 700 mètres plus haut la cité et son célèbre Waynu Picchu (piton rocheux) par quelques 2 300 marches abruptes. Surement l’ascension de marche la plus dure que je n’ai jamais faite, et le premier test physique important de Robin)

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La récompense fut totale, avec une vision féerique sur l’ensemble des trois vallées, par un ciel turquoise, et la vue des hauts sommets enneigés à l’horizon.

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Apres 6 heures passées sur le site, et ses nombreuses marches, il fallait penser au retour et à cette descente d’escalier de plus de 1 700 marches… en famille cette fois.

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Inutile de vous dire que le chemin du retour à Cuzco fut silencieux, et que nous nous sommes couchés de bonne heure, le visage béat…

Le Ché Picchu

dimanche 20 mai 2012 14:34 , dans Perou


Le nombril du monde...

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C’est ainsi ce que signifie Cuzco en Quechua et selon les Incas du fait de son rôle majeur qu’elle occupait au sein de l’empire. Mais elle pourrait aussi être surnommée « la Rome des Incas » car elle fait partie de ces endroits mythiques ou convergent tous les voyageurs…

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Située a 3 400 mètres d’altitude, dans une large vallée cernée de montagnes, elle est le point de départ des nombreuses découvertes historiques stupéfiantes, archéologiques et culturelles du Pérou, mais aussi du fameux chemin des Incas, un trek exceptionnel.

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Passé les banlieues tentaculaires et peu engageantes, on découvre une superbe ville coloniale dressée sur les vestiges de nobles bâtiments Incas. La plupart des constructions espagnoles s’appuient, s’adossent ou utilisent les matériaux des édifices précolombiens. Et c’est ce qui rend cette ville exceptionnelle et d’une rare beauté. Evidemment de nombreux bâtiments ont été reconvertis au tourisme, comme des hôtels, auberges, restaurants, boutiques, etc.… mais c’est presque mieux, nous permettant ainsi de mieux s’imprégner de l’histoire.

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D’ailleurs notre AJ (auberge de jeunesse), a deux pas de la place des armes, est de loin la plus charmante et agréable, dans laquelle nous avons séjourné depuis ces longs mois… et on en a vu de toutes les couleurs !

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Les rues et ruelles sont un enchantement et le regard s’évade de part et d’autre des façades aux balcons de bois sculptes, et de chimères façonnées dans la pierre. Leurs pavés usés, luisants, nous laissent imaginer les siècles de vie, ici.

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Sur les hauteurs, depuis les quartiers San Blas et San Cristobal, véritable âme bohème de Cuzco, on bénéficie d’une vue plongeante sur les toitures aux tuiles rousses qui dévalent en cascades, seulement rompue par les nombreuses tours des églises et cathédrales. Cuzco est avant tout une ville à l’histoire religieuse unique. Des cathédrales, des églises, des monastères, et des couvents, considérés comme les plus riches et importants d’Amérique latine. Du baroque et du style cuzquenien en veux-tu en voilà… Je n’ai jamais autant visité de sites religieux, à courir derrière Claire avide d’apprendre, casque audio sur la tête !

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Mais parlons un peu d’histoire. Apres la mort de Huayna Capac, dernier des 12 Incas qui ont régnés, et un empire allant du pacifique jusqu’en Amazonie, dont le nombril était Cuzco, une guerre fratricide éclata entre les deux frère pour le pouvoir. Ce fut le déclin de l’empire. Francisco Pizarro (conquistadore espagnol) entra à Cuzco en 1534 sans rencontrer de résistance. Il écrivit alors au roi Charles 1er : « cette cite est plus grande et la plus belle qui soit dans ce pays et même dans toutes les indes … » Effectivement, les temples Incas étaient d’une richesse inouïe. Tout était en or ou recouvert d’or : trônes des empereurs défunts, corniches, autels, murs, plafonds, statues, disques solaires… Et ils la pillèrent, comme tant d’autres durant cette colonisation, et instaurèrent avec la plus féroce conviction : l’évangélisation.

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Après le terrible tremblement de terre qui la ravagea en 1650, elle fut reconstruite et ainsi naquit ce mélange architectural stupéfiant et si riche. Le style Cuzquenien fut un modèle dans toute l’Amérique du Sud, et ses peintures religieuses sont reconnues comme des chefs d’œuvres.

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A la découverte du site de Machu Picchu (on en reparlera) en 1911, elle devint une ville touristique unique et très convoitée. Un carrefour inévitable d’Amérique latine.

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Claire est conquise, surement son plus grand coup de cœur.

On va y rester plus longtemp que prévu!

@+

samedi 19 mai 2012 02:57 , dans Perou


Coca...Cola

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Drôle de monde que celui qui exalte la consommation de feuilles de coca, mais qui érige en tête de turc les paysans péruviens et taxe la Bolivie de pays de la drogue.

D’une part on laisse les trafiquants recycler des milliards de dollars dans le système financier international (tout en pénalisant hypocritement la consommation de cocaïne… histoire d’avoir bonne conscience politiquement !), et d’autre part comment expliquer cette consommation légale afin de vendre la boisson gazeuse la plus bue de la planète … Une histoire de gros sous peut-être ?!

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Avant la domination Inca, la feuille de coca était utilisée pour des fins nutritionnelles et religieuses. Coupe-faim, elle jouait le rôle de réserve alimentaire en cas de disette ou de guerre. Elle servit aussi d’étalon, en absence de monnaie, pour échanger les biens. Les conquistadores ont vite compris qu’elle pouvait devenir une source importante de revenus, et frappèrent les récoltes d’impôts.

En 1985 en Bolivie sont licenciés 30 000 mineurs d’états. Abandonnés à leurs sorts, ils n’ont plus d’autre recours que de reprendre la culture du cocardier. C’est le renouveau pour ainsi dire de la coca… et de l’engrenage infernal: de son exportation massive, en Colombie, pour transformation en cocaïne.

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Malgré des coups de force des USA, qui se voyaient envahir de cette merde (n’ayons pas peur de l’appeler ainsi) via la Colombie, en accord avec les différents gouvernements sud-américains pour enrayer ce fléau (la transformation en cocaïne), on enregistre en 2010 une amère (c’est aussi le gout qu’elle a !) augmentation de la production de feuille de l’ordre de 50% en 10 ans. Echec politique ou motivation économique ?

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D’ailleurs comment Coca-Cola fait pour fabriquer son breuvage, alors que la convention de Vienne a décrété l’exportation de feuilles illicite?!

OICS (Organisation International de Contrôle des Stupéfiants) a donc encore beaucoup de soucis à se faire !

Mais soyons pragmatiques et gardons la tête haute (en altitude).

Ici on l’utilise populairement (et touristiquement) pour lutter contre le mal d’altitude et la fatigue (en trek, au volant et surtout dans les mines), en prenant une cinquantaine de feuilles que l’on place une par une dans la bouche, toutes du même côté, sans les mâcher, mais en les laissant macérer doucement. Les touristes comme moi, préfèrent la consommer sous forme de maté ou d’infusion (genre sachet de thé)… car il faut l’avouer, c’est déguelasse !

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C'était le coup de gueule du jour !

Hasta la vista

mercredi 16 mai 2012 14:50 , dans Perou


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